Lecture : Une vie de pintade à Paris
« Une vie de pintade à Paris» de Layla Demay et Laure Watrin m’a été offert lors de la Pintade Pursuit à laquelle j’ai participé. Ayant dévoré le bouquin (au détriment de mes autres lectures du moment), je me devais de vous en parler !
Les deux auteures, qui avaient déjà décrypté les mœurs des pintades de New-York, se sont attaquées ce coup-ci à la pintade parisienne. N’y voyez rien de péjoratif dans l’utilisation du mot « pintade» , car , comme on nous l’explique sur la quatrième de couverture : « Sous leur plume, une pintade n’est ni une poule, ni une dinde, ni même une caille, et certainement pas une bécasse mais le symbole de la femme d’aujourd’hui, sérieuse et frivole à la fois» .
Laure et Layla décryptent pour nous la parisienne d’aujourd’hui, à travers des portraits « piquants» , agrémentés de bons plans et de bonnes adresses. Tout est passé au crible : de ses modes de transport à son boulot, de sa bouffe à ses loisirs, de sa mise en beauté à la séduction, vous saurez tout de la vie de la parisienne à travers ce livre !
Force est de constater que certains portraits sont caricaturés… j’avoue quand même m’être reconnue plus d’une fois, même si ça ne fait qu’un an et demi que je suis parisienne… Mais après tout, une parisienne est avant tout une française, et chaque française doit certainement pouvoir se reconnaitre dans certains passages !
Je dois dire que j’ai adoré ce bouquin : c’est très bien écrit, drôle, et on y apprend beaucoup de choses ! Le seul bémol que j’attribuerais à ce livre provient du fait qu’il y a beaucoup trop de mots et expressions anglais, ce qui m’a un peu gonflée. Ok, la parisienne aime glisser des mots d’anglais dans ses conversations, mais pas à ce point quand même. Enfin, c’est un détail, mais je n’ai pas trouvé d’autres défauts à ce bouquin avec lequel on passe un très bon moment !
Et en plus, le livre est illustré par Margaux Motin (je suis trop fan de son blog et de ses illustrations) !!
Allez, voici quelques extraits pour vous mettre l’eau à la bouche :
« La pintade parisienne râle avec le sentiment vague que, tout de même, elle est supérieure à ses congénères venues d’ailleurs [...]. Car la pintade parisienne habite la plus belle ville du monde. Une ville tellement formidable que ça lui donne trois fois plus envie de râler. Cette perfection faite ville qui la rend si fière eût pu aussi la plonger dans la béatitude replète d’un moine capucin après les vendanges. Que nenni. La sérénité, l’extase, elle les laisse aux autres. Ce mal dont elle est affligée, ses voisines habitant en dehors de Paris appelle ça « le parisianisme» : au-delà du périph, point de salut. Comme disait Homeopatix dans Les Lauriers de César : « On ne peut vivre qu’à Lutèce, tu sais. Le reste de la Gaule, c’est bon pour les sangliers.»
Très objectivement, on doit bien admettre qu’elle a de bonnes raisons d’être mécontente. Elle vit dans une cuvette – oui, certes, les élus locaux ont rebaptisé ça « le bassin» , mais elle n’est pas débile, elle sait lire entre les lignes : c’est une cuvette ! C’est là que, depuis des siècles, tous les sédiments, toutes les alluvions fertiles de la contestation se sont déposés. Le massacre de la Saint-Barthélémy, la prise de la Bastille, la Commune, Mai 68, les soldes presse Zadig & Voltaire. Paris, c’est le delta du Nil de l’empoignade. Et par-dessus, il y a un bon petit nuage d’air pas très pur, un bon pschitt de pollution façon Air Wick toxique au-dessus de la cuvette.»
« Tout étranger en visite à Paris a besoin d’une petite semaine pour s’adapter au rythme. Ici, on traverse au vert (pour les voitures), en dehors des clous, et on engueule les automobilistes qui auraient des velléités de ne pas vous céder le passage. On pousse, quand on monte dans le bus et quand on descend du bus. On bouscule les gens dans la rue avec son sac, vous savez, le big bag sooo à la mode cette saison» .





J’en suis à la moitié et je trouve ce livre très sympa également ! Globalement je me reconnaît bien dans ce portrait de la parisienne
J’ai déjà retenu plein d’adresses !!
J’ai peur de ne pas aimer moi..
Tout comme le A Year in Ze Merde, je crains que cela m’énerve de lire des espèces d’études sur la faune parisienne et de ne pas me reconnaitre ..ou si me reconnaitre et penser « gnagnagna» :bandit:
Pis Anne sur son blog le classe tout de mm dans la catégorie chick lit.. et ça j’en suis allergique.
(Et ne me dites pas que mon comm est typique d’une Pintade parisienne, sinon je MORDS!)
:p
Quand j’avais vu en rayon les 2 livres « pintades» précédents je m’étais dit que quand même on aurait pu écrire sur Paris en 1er hihihi (chauvine !)
Je n’avais acheté aucun de ces livres mais les extraits que tu cites donnent envie je doit dire : ça a l’air marrant et frais mais surtout tellement vrai !
Je vais donc peut-être me laisser tenter… A voir :p
@ Kriss : Non mais Anne raconte n’importe quoi ! xD C’est pas du tout de la chick-lit ! Et puis si je te le prête, tu seras pas obligée de le lire jusqu’au bout si ça te saoule
J’apprends pleins de chose sur ton blog poulette : vive Wikipédia, qui m’a expliqué ce qu’était la chick lit, Humm humm…
Bah pour moi, je suis au prise avec 3D-Groudwater modelling with PMWIN, de Wen-Hsing Chiang, alors, franchement, j’suis sure que ça me plairait à lire bien d’avantage que mon livre actuel !!