Lolita de Nabokov
Récemment j’ai lu Lolita de Vladimir Nabokov. Si vous n’avez jamais entendu parlé de ce bouquin, vous devez savoir que le terme français « lolita» vient tout droit de ce roman.
En effet, l’histoire est celle d’un homme d’âge mûr, Humbert Humbert, qui raconte sa relation, notamment sexuelle, pendant 2 ans, avec Lolita qui avait 12 ans au début de leur relation. L’histoire est donc celle d’un pédophile, qui nous explique sa passion pour les « nymphettes» , jolies jeunes filles de 12 à 14 ans.
Publié en 1955, ce roman a choqué et fait un terrible scandale. Il a d’ailleurs été censuré pendant quelques années.
A la lecture du bouquin, on comprend pourquoi il a été autant controversé… En effet, l’histoire est terriblement dérangeante. Humbert Humbert n’est pas présenté comme un monstre, bien au contraire. Il nous apparait comme quelqu’un d’érudit, fou amoureux et en adoration devant la nymphette, tout à fait conscient du fait que cet amour est anormal et néfaste. Par ailleurs, bien qu’il ait une emprise sur Lolita, il ne la viole jamais, elle le cherche et se laisse faire. Ajoutez à cela qu’ils ont également une relation père-fille, vous obtenez une histoire dans laquelle il y a de l’inceste, de la pédophilie, et dans laquelle vous vous prenez d’amitié pour le « monstre» alors que vous avez envie de claquer la petite pimbêche de Lolita.
Terriblement dérangeant donc.
Un bouquin à lire donc, ne serait-ce que parce que c’est un classique, mais également pour l’écriture, qui ne peut que vous bouleverser. En effet, tout l’art de Nabokov réside dans sa façon d’aborder un sujet aussi choquant sans aucune vulgarité – tout étant dans la suggestion – et de réussir à construire un personnage tel que Humbert Humbert aussi attachant et détestable en même temps.
Un court extrait, les premières lignes du bouquin :
Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme. Lo-lii-ta : le bout de la langue fait trois petits pas le long du palais pour taper, à trois reprises, contre les dents. Lo. Lii. Ta.
Le matin, elle était Lo, simplement Lo, avec son mètre quarante-six et son unique chaussette. Elle était Lola en pantalon. Elle était Dolly à l’école. Elle était Dolorès sur les pointillés. Mais dans mes bras, elle était toujours Lolita.
Bon maintenant, ça m’a donné envie de voir les films tirés du bouquin :
- celui de Stanley Kubrick de 1962 avec Peter Sellers
- celui d’Adrian Lyne de 1997 avec Jeremy Irons et Melanie Griffith





ah ce bouquin est au programme de l’agrég d’anglais. je suis plongée dedans. le film de kubrick est superbe (le scénario a da’ailleurs été écrit par nabokov)….
c’est vrai qu’à la lecture du bouquin, humbert humbert n’apparait pas forcément comme un monstre. en tout cas, le roman est effectivement très bien écrit…
J’ai trouvé celui de Lyne meilleur ! Désolé pour les fans de Kubrick…
Mon livre favori, et de loin, que je relis en moyenne une fois tous les dix-huit mois, avec un plaisir sans cesse renouvelé, toujours découvrant un nouveau clin d’oeil du maître. Je ne connais aucun amateur de littérature ou critique littéraire sérieux qui ne met pas ce livre au moins dans son top5 des livres du XXème siècle.
Il y a tant à en dire! Outre les références littéraires en intertexte, le jeu de la chasse à Quilty pour le lecteur, le changement drastique de ton entre la première moitié du livre et la seconde, tranché en deux par la nuit au motel…
» vous vous prenez d’amitié pour le « monstre» alors que vous avez envie de claquer la petite pimbêche de Lolita.» Il manque Quilty pour terminer le triangle sur lequel est basé l’équilibre du livre, mais en effet, Nabokov nous pousse avec brio à nous demander QUI est la victime, dans ce livre ?
Enfin, je rebondis à l’envers sur le commentaire d’Eloise. Le « film» de Kubrick est une injure au livre. Nabokov en a pleuré. Oui, il a écrit un script (disponible dans le commerce et pas forcément très bon, en toute honnêteté, il était le premier à le reconnaître, il était écrivain, pas cinéaste) qu’il a confié à Kubrick, qui en a fait n’importe quoi, changeant des scènes, en coupant d’autres (et je ne parle même pas du jeu des « acteurs» digne d’une série Z, ni de la blondasse insipide jouant le rôle de la nymphette). Nabokov en a pleuré, si on en croit la légende urbaine. Dans sa correspondance, on voit d’ailleurs sa déception vis à vis du film et son désir non assouvi d’en refaire un avant sa mort. Le film de Lyne, bien que lui aussi très loin de capturer toute la richesse du livre (tâche impossible en deux heures à mes yeux), reste un bien meilleur hommage, et si Jeremy Irons passe à côté du caractère lubrique dérangeant et malade d’Humbert parfois (mais là encore, comment mettre TOUTES les subtilités du livre dans un film ?), il joue à merveille l’émotion déchirante de l’amour passionnel, maladif et mortel qu’Humbert voue à Dolores.
Si tu as aimé la prose de Nabokov, continue donc avec Feu Pale (difficile à lire mais superbe) ou Ada (aux thèmes tout aussi ambigus et violents que ceux de Lolita)
C’est un livre magnifique, d’ailleurs je l’ai lu deux fois. Effectivement on a surtout envie de baffer la petite, limite on se prend de compassion pour Humbert en oubliant presque à quel point il est coupable. Heureusement, la fin de l’histoire finit quand même par nous le rappeler (quand il retourne la voir et la retrouve enceinte, plus vieille, plus mûre et plus posée).
)
J’ai également vu les deux adaptations en film, mais j’ai une énorme préférence pour la version d’Adrian Lyne, qui pour moi respecte quasiment à la lettre le bouquin. La version de Kubrick reste à voir si tu veux pouvoir comparer (mais on ne retrouve pas du tout l’âme du livre dans le film de Kubrick
Annouchka: La fin est très « justice poétique» , ce qui n’est pas pour me déplaire, mais j’ai du mal à voir en quoi la scène Humbert/Madame Schiller fait echo à la culpabilité de ce dernier. J’aurais tendance à dire « au contraire» , quand son amour pour elle transcende son amour superficiel pour les nymphettes et qu’il se rend enfin compte de ce que le lecteur avait pu deviner, que plus que son vice déviant pour les petites filles, c’est bel et bien de l’amour qu’il avait pour elle, elle et pas une autre, quelle que soit maintenant son enveloppe. Pour moi, le « come to live with me, and die with me, and everything with me» d’Humbert au chapitre 29 est le moment où la chrysalide d’Humbert (car lui aussi en était une) se libère du souvenir d’Annabelle et où il se retrouve « purifié» et guéri de son penchant. Ca, et la réponse de Lo, augmentent encore la ligne flou du « mais qui est la victime?»
Tu as raison, j’aurais du développer mon propos. Je pense que le ressenti de chacun peut être différent à la lecture de ce livre, pour ma part j’avais eu du mal à voir en Lolita une « victime» , non seulement par rapport au comportement de son personnage, mais peut-être aussi parce que j’ai lu le livre pour la première fois très jeune, et je n’avais peut-être pas encore le recul nécessaire pour juger de la culpabilité de chacun. Mais pour moi, voir une Lolita quasi adulte m’avait fait prendre conscience à quel point elle n’était pas seulement une gamine capricieuse, mais aussi une petite fille innocente bousculée par le deuil de sa mère et abusé par un homme, si amoureux soit-il…(mais tout cela n’est pas évident à expliquer par écrit
Aaaaaaah donc là, je suis nettement plus d’accord. C’est ce dont je parlais un peu plus haut quand je parlais d’un livre en deux parties, l’avant et l’après motel. Tous les protagonistes de ce livre (même la vieille Haze) sont à la fois un peu coupables et un peu victime.
La culpabilité d’Humbert (sorti du meurtre, bien sûr), est pour moi la plus frappante après leur première dispute lorsque Lo a appris la mort de Big Haze :
« At the hotel we had separate rooms, but in the middle of the night she came sobbing into mine, and we made it up very gently. You see, she had absolutely nowhere else to go»
Cette dernière phrase est le clou dans le cercueil d’Humbert, là où il est le plus monstrueux, et l’appel à la justice poétique trouvé en début et fin de roman.
Rhaaa, à force d’en reparler voilà que j’ai envie d’avancer mon cycle de 18 mois et de reprendre ma lecture maintenant :p
Jamais pu le lire ce bouquin. J’en suis rendue péniblement à presque la moitié et j’ai pas pu…
J’ai vu hier soir la version de Kubrick. Je pense l’avoir regardé trop tôt après avoir lu le bouquin, car du coup, j’avais encore à l’esprit toute les omissions du film. Pas trop aimé le Quilty, mais j’ai bien aimé le Humbert. La Lolita, moyen. Je l’imaginais plus séductrice.
J’ai hâte de voir la version de Lyne du coup.
@Paul de Senquisse : Ce que tu décrit est exactement ça : Nabokov réussit magistralement à nous faire nous demander : mais qui est la victime ?
Et je suis d’accord avec toi, pour moi la fin enfonce le clou de « qui est la victime» quand on comprend que Humbert est encore amoureux de Lolita alors même qu’elle n’est plus une nymphette. Cet amour qu’il lui porte nous tente encore plus à avoir de la pitié pour lui et à l’excuser…
Sinon, j’avoue que le personnage de Quilty ne m’avait pas trop marquée dans le bouquin.
L’intéret de Quilty est double (sans compter bien sur qu’il rajoute une couche à « qui est la victime» , puisque lui est le seul des protagonistes à ne pas mourir de mort naturelle). Le premier est que c’est un personnage sans concessions sur sa propre monstruosité. C’est l’autre côté du miroir d’Humbert. C’est un pédophile non repenti, violeur récidiviste, et à la tête d’un réseau. De par son intellect, il nous prouve aussi qu’il est en pleine possessions de ses facultés de discernement. C’est donc l’incarnation presque « trop» archétypale du Mal(tm)… Et pourtant c’est de lui dont Dolores est amoureuse folle, et en reste amoureuse même après avoir déchanté (sa description de Clare avec les yeux pleins d’étoile lors de sa dernière rencontre avec son « père» ).
L’autre intérêt est la « chasse» à Quilty, repérer toutes les allusions et ses apparitions en intertexte tout au long du livre lors des lectures ultérieures à la première. Là, l’intérêt est plus dans l’exercice de style que dans le fond.
c’est vrai que quilty est effacé dans le bouquoi et dans le film, il devient un personnage central. Il apparait dès le début, et on va se demander pourquoi il a été tué…
paul m’a donné envie de lire ada ou feu pale…
bises
a bientot
Je ne dirais pas que Quilty est effacé dans le livre. Il y est transparent, à la première lecture, et à la seconde on ne voit presque que lui, partout. C’est tout le talent de Nabokov
Eloise> Content de t’avoir motivé à continuer à découvrir ce génie de la littérature ^_^
Bonjour,
étudiante en CAPES anglais, j’ai ce bouquin à lire et j’avoue avoir beaucoup de mal.Probablement parce que je travaille avec des « nymphette» .Même si Nabokov parvient a nous faire s’interroger sur qui est la victime, j’ai beaucoup de mal à excuser Humbert qui est conscient de sa pervertion mais n’est pas capable de se soigner voire pire, se défend en accusant Lolita-aussi peste soit-elle pour une petite fille porpheline obligée de faire la prostituée pour un homme qui la contrôle-de séductrice. Je suis d’accord sur le fait qu’il ne la viole pas, cependant le reste de ma classe va considérer qu’elle a été violée au motel dans la mesure où à 12ans elle ne sait pas ce qu’est le sexe ni où est le mal de faire des caresse et d’embrasser son « beau-père» ,d’où cette notion de viol….
En tous cas merci pour cet article qui m’aide bien pour ma dissertation « éthique et poétique dans Lolita»
Magnifique bouquin que j’ai lu à l’adolescence mais dont je me souviens comme si c’était hier …
Personnellement j’ai bientôt 14 ans et j’ai lu Lolita au tout début de mes 13 ans, je n’ai jamais réussi à le terminer surement parce que l’une de mes connaissance m’a expliqué la fin et que j’ai vu le tableau ce noircir terriblement sur l’amour que j’avais et que j’ai pour l’un de mes enseignant néanmoins, ayant l’esprit plus clair sur l’amour impossible que j’ai longtemps espéré je compte le relire et en entier cette fois ci. Mais sachez que le début ma littéralement transporté.
Le procédé narratif de « Lolita» , met exactement le lecteur/spectateur, non pas dans le siège confortable de celui qui « apprend» (sur la morale, sur la rencontre des deux continents (civilisations, modes de vie, société, etc), sur la rencontre indicible de deux générations, ou sur la distortion douloureuse d’un lien parental nauséeux, etc dans un voyeurisme pathétique. NON Le narrataire est planté au coeur d’un jury, dans la peau d’un juge, qui analyse, qui jauge. Je vous invite à ressentir le saisissement des membres d’un tel jury, embarqués dans un histoire troublante, sale et attachante, troublante et complexe, sulfureuse, qui plus est, s’étale dans des ramifications souterraines, intertextuelles, poético-maniaco-érotique dans un coït artistique à couper le soufle qui vous laisse sans/cent voix (voies). Le mot est lâché.Il ne s’agit ni de morale, ni d’éthique, mais simplement d’art, avec en toile de fond, le tabou comme météphore répulsive. Vol, « viol» , violence, violation, possession, dépossession, déprime et dépression,calculs mesquins et « autoflagellation» ne sont que les ingrédients d’une peinture sans concession. Un tablaeu à mille facettes, sans nom, sans visage. Une oeuvre d’art. Imaginez-vous devant ce tableau qui tout à coup vous effleure et vous dit : « I’m real !» Madame Bovary c’est moi» . Who is Lolita. Who is Humbert?
Who is Lolita ? It’s me !
J’ai lu ce livre une seule fois, à 18 ans, ce qui, comme une mini psychanalyse (quelle ironie quand on sait que Nabokov jugeait la psychanalyse comme un charlatanisme !) m’a permis de me rendre compte de ce que je vivais et de mettre fin à cette relation empoisonnée.
Je ne traiterai pas ici du talent littéraire immense et incontestable de l’œuvre. Seulement, je souhaite réagir à plusieurs choses concernant la relation Humbert/Lolita. Je suis bien placée pour en parler puisque je l’ai vécu (en moins poussé et en moins romancé,soit).
Pour moi, le talent de Nabokov ici repose essentiellement sur sa faculté presque prophétique à deviner ce qui agit dans le conscient et surtout l’inconscient d’une fillette manipulée par un pédophile. Ah, vous pouvez la trouver insupportable, pimbêche et grossière ! Comment seriez-vous à sa place ? Moi aussi, je n’épanchais en gros mots, moi aussi je jouais à taquiner, titiller, provoquer… hum, nous l’appellerons Humbert. Réactions totalement inconscientes et normales. A 14 ans, je lui ai proposé de coucher avec moi en échange d’argent : encore une réaction inconsciente et normale (« puisque c’est ce que tu veux et que tu es plus puissant que moi, autant te donner satisfaction, puisque de toute façon tu pourras ce que tu veux n’importe quand, avec ou sans mon accord» ). Voir à ce sujet le syndrome de Stockolm, basé sur la survie inconsciente face au danger que représente une personne. D’ailleurs, Lolita aussi est la prostituée d’Humbert : ne lui promet-il pas des glaces et des magazines en échange de faveurs sexuelles ?
Et d’ailleurs, je voudrais revenir sur cette première relation sexuelle que vous ne voyez pas comme un viol. Permettez-moi de ne pas être d’accord (mais alors : pas du tout). Pour être consentant(e), il faut ne pas être manipulé(e), et il faut être pleinement conscient de ce dont il s’agit. Un coït avec un adulte est-il identique par la forme et le fond à un jeu sexuel entre pré-adolescents ? Et d’ailleurs, que dit Lolita le lendemain dans la voiture ? « Vous m’avez fait mal» , « Vous m’avez violée» (un peu d’indulgence pour mes citations, je n’ai lu ce livre qu’une fois, il y a de cela 5 ans).
Pour finir, je dirai merci à Nabokov, qui sans le savoir, alors que je n’étais même pas née quand il a écrit son livre, m’a permis d’ouvrir les yeux et de me libérer du carcan de celui qui me manipulait.
Who is Lolita ? She’s me !
J’ai lu ce livre une seule fois, à 18 ans, ce qui, comme une mini psychanalyse (quelle ironie quand on sait que Nabokov jugeait la psychanalyse comme un charlatanisme !) m’a permis de me rendre compte de ce que je vivais et de mettre fin à cette relation empoisonnée.
Je ne traiterai pas ici du talent littéraire immense et incontestable de l’œuvre. Seulement, je souhaite réagir à plusieurs choses concernant la relation Humbert/Lolita. Je suis bien placée pour en parler puisque je l’ai vécu (en moins poussé et en moins romancé, soit).
Pour moi, le talent (autre que littéraire) de Nabokov ici repose essentiellement sur sa faculté presque prophétique à deviner ce qui agit dans le conscient et surtout l’inconscient d’une fillette manipulée par un pédophile. Ah, vous pouvez la trouver insupportable, pimbêche et grossière ! Comment seriez-vous à sa place ? Moi aussi, je n’épanchais en gros mots, moi aussi je jouais à taquiner, titiller, provoquer… hum, nous l’appellerons Humbert, et puis les autres hommes aussi par extension. Réactions totalement inconscientes et normales. A 14 ans, je lui ai proposé de coucher avec moi en échange d’argent : encore une réaction inconsciente et normale (« puisque c’est ce que tu veux et que tu es plus puissant que moi, autant te donner satisfaction, puisque de toute façon tu pourras avoir ce que tu veux n’importe quand, avec ou sans mon accord» ). Voir à ce sujet le syndrome de Stockolm, basé sur la survie inconsciente face au danger que représente une personne. D’ailleurs, Lolita aussi est la prostituée d’Humbert : ne lui promet-il pas des glaces et des magazines en échange de faveurs sexuelles ?
Et d’ailleurs, je voudrais revenir sur cette première relation sexuelle que vous ne voyez pas comme un viol. Permettez-moi de ne pas être d’accord (mais alors : pas du tout). Pour être consentant(e), il faut ne pas être manipulé(e), et il faut être pleinement conscient de ce dont il s’agit. Un coït avec un adulte est-il identique par la forme et le fond à un jeu sexuel entre pré-adolescents ? Et d’ailleurs, que dit Lolita le lendemain dans la voiture ? « Vous m’avez fait mal» , « Vous m’avez violée» (un peu d’indulgence pour mes citations, je n’ai lu ce livre qu’une fois, il y a de cela 5 ans).
Pour finir, je dirai merci à Nabokov, qui sans le savoir, alors que je n’étais même pas née quand il a écrit son livre, m’a permis d’ouvrir les yeux et de me libérer du carcan de celui qui me manipulait.