Ainsi l’aventure commença…

Moleskine, cahier… pour beaucoup d’entre-vous ces termes sont plongés dans les abysses de votre mémoire d’écolier ou d’écrivain raté… Mais pour faire honneur à cette tradition de poète maudit, je vous invite à partager l’aventure de ce blog comme les autres… enfin pas tout à fait, car nous nous croyons tous uniques, mais le sommes-nous vraiment ?

Aujourd’hui en ce mardi 15 septembre, je m’en vais vous narrer mes ressentis sur ce jour plus ou moins pluvieux. Chaque jour ressemble à un livre et aujourd’hui le temps maussade me rappelle la mer et ce roman magique qu’est Big Sur de Jack Kerouac.

Jack avait décidé de couper court à sa vie citadine, les allers et retour entre les deux côtes accompagné de son compagnon Neal Cassidy l’avait éreinté et il peinait à se retrouver, il décida donc de se rendre dans une maison en bois d’un ami situé non loin de la mer… Il arriva de nuit, la lune avait décidé de ne pas palabrer avec les étoiles, le noir complet avait envahi les arbres et fossés. Après avoir traversé le pont de Big Sur, il s’engagea sur un chemin sinueux, Jack peinait à trouver sa route pour atteindre la maison en bois qui faisait office de chalet de retraite à qui souhaitait s’isoler du monde moderne.

Il s’enfonça peu à peu dans un chemin boueux, balayé par le vent humide de la mer, lorsqu’il arriva à demeure, il fut frappé par l’angoisse de la solitude et ne trouva pas le sommeil…

Le lendemain matin, il put constater la vue que lui offrait le panorama : la mer, resplendissante de sauvagerie millénaire. Il décida de s’y rendre et se hâta de gagner la plage et ses crabes authentiques qui ne voyaient que très rarement une présence humaine… Il s’essaya à l’abandon et observa l’horizon longtemps avant de regagner les hauteurs à la recherche de bois qui pourrait servir au feu et cuire son repas du jour … Il se pris dans les ronces mais la pureté du moment et cet acte grégaire de recherche du bois, l’a quasiment mis dans un état de transe, il commençait à être heureux.

Lorsque la nuit tomba, il savoura son repas comme si c’était le premier et s’engagea dans un lit qui avait vu des dizaines de dos, tenta de lire mais fut bercé par le rythme lent de la mer et de la faune des alentours.