« Le Concert» : un film décevant
Cet après-midi, je suis allée voir Le Concert, réalisé par Radu Mihaileanu, avec Mélanie Laurent, François Berléand, Miou miou.
Le pitch ?
Il y a 30 ans, Andrei Filipov était le plus grand maitre d’orchestre d’URSS et dirigeait le célèbre orchestre du Bolchoï. Ayant refusé de se séparer des musiciens juifs de l’orchestre, Andrei s’est fait licencié et humilié. Aujourd’hui, il fait le ménage au Bolchoï mais rêve toujours de remonter sur scène. Il tombe alors sur un fax invitant l’orchestre du Bolchoï à donner une représentation au théâtre du Châtelet, à Paris. Il décide alors de répondre positivement à l’invitation, et de monter un orchestre en se faisant passer pour le véritable Bolchoï. L’occasion pour lui de donner sa revanche et de remonter une dernière fois sur scène. Mais monter cet orchestre avec des anciens musiciens et organiser la représentation va se révéler plus compliqué que prévu.
Mon avis ?
J’avais très envie de voir ce film après les très bonnes critiques dont j’ai eu écho. Et bien je dois vous dire que j’ai été très déçue. Heureusement que le film se termine avec le magnifique Concerto de Tchaïkovski, sinon j’aurais vraiment gardé un très mauvais goût de ce film. Pourquoi ? L’histoire ne tient absolument pas debout et est bourrée de clichés sur les russes, les tsiganes, les juifs, les homosexuels, clichés très mal amenés et grossiers. On a l’impression d’assister à une farce loufoque plutôt qu’à une comédie dramatique. Comme si le réalisateur avait voulu faire du Emir Kusturica light à la sauce comédie française. C’est lourd, poussif, sans surprise, et en plus on ne comprend pas tout (genre WTF?!). Du coup, forcément, l’émotion ne passe pas : à peine ai-je esquissé un ou deux sourires alors que le film est truffé de gags, et les larmes ne me sont pas venues une seule fois malgré le pathos de certaines scènes (oserai-je vous dire que je suis une beuillouse, et que je pleure devant la moindre scène émouvante habituellement ?).
Bref, seules la musique de Tchaikovski et le jeu d’acteur de Mélanie Laurent relèvent l’ensemble. Si vous n’êtes pas fan de cette dernière, passez votre chemin.
En allant voir ce film, je m’attendais à une comédie romantique un peu gnan-gnan mais peut-être sympathique tout de même.


Jamal Malik est un orphelin venu d’un bidonville (slumdog signifie pouilleux de bidonville) en Inde.













